4 mai 2014 - Troisième dimanche de Pâques

Qu’est-ce qui peut réchauffer nos cœurs ?

Actes 2,14.22b-23 - Psaume 15,1-2a.5.7-10.2b.11 - 1 Pierre 1,17-21 - Luc 24,13-35
dimanche 4 mai 2014.
 

Un cœur figé dans l’amour déçu

Un cœur de vieux comme des cendres froides

Un cœur glacé par l’effroi du monde

Écoutons la leçon d’Emmaüs, puisque les disciples disent : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous ? » Mettons-nous à leur place et voyons ce qui s’est passé.

Le Christ est là et il nous parle : c’est lui qui agit, c’est le Père tout aimant qui accomplit ses œuvres en lui.

Nous sommes deux, nous entretenant de lui : il nous rejoint dans notre conversation à son sujet.

Il nous fait comprendre les Écritures, la parole de Dieu recueillie dans le Livre.

Ce mouvement nous conduit à la fraction du pain qui nous le révèle présent, consolant et relevant.

Cette fraction du pain, c’est l’Eucharistie : comment la vivre ?

Y venir le rencontrer

Y venir avec le partage de nos vies blessées

Y venir écouter la Parole et rompre le Pain

En repartir fortifiés pour la mission

Quand nous souffrons de quelque maladie, ne suivons-nous pas l’ordonnance du médecin ? L’impératif de se laisser soigner est aujourd’hui bien intégré pour les maux du corps et de l’esprit. Et nous ne saurions pas y obéir pour le plus important : les langueurs de l’âme où la flamme s’éteint ?

Frères, nul d’entre nous ne doit plus traîner sans remède dans son état tiède ou glacé. Le pape François nous y exhorte : si l’amour du Christ en nous faiblit, demandons-lui de nous séduire à nouveau. Comment ? Dans la prière de contemplation et d’adoration, dans le colloque intime du sanctuaire intérieur.

Et surtout en multipliant les occasions de prier ensemble, au moins à deux - « Là où deux ou trois d’entre vous sont réunis en mon nom je suis là, au milieu d’eux, dit le Seigneur » - et de partager la lecture de la Bible en y cherchant ensemble le Christ qui s’y révèle.

Et d’abord, bien sûr, dans la rencontre eucharistique. Allons là où Jésus lui-même peut ranimer la flamme de la vie et de la foi. La messe doit nous réchauffer le cœur. Ce n’est pas évident ? Ce n’est pas immédiat ? Faisons l’effort ! Ayons confiance dans le Seigneur, lui qui est mort et ressuscité pour nous : il s’y connaît en épreuve et en renaissance !

Allons, frères et sœurs, notre cœur n’est-il pas tout brûlant maintenant du désir de le recevoir et d’aller l’annoncer au monde ?