25 mai 2014 - Sixième dimanche de Pâques Année A - Entrée en catéchuménat de sept adultes

Bonne réputation vaut mieux que ceinture dorée ou avez-vous la conscience tranquille ?

Actes 8,5-8.14-17 - Psaume 65,1-7.16.20 - 1 Pierre 3,15-18 - Jean 14,15-21
dimanche 25 mai 2014.
 

Bonne réputation vaut mieux que ceinture dorée. Pourquoi et comment ? Répondre à la deuxième question, c’est répondre à la première. Qui s’acquitte régulièrement de ses engagements à la satisfaction de tous s’acquiert une bonne réputation. Cette renommée le favorise dans ses affaires, mais surtout il en retire un bien plus désirable que l’or : la paix de l’âme qui résulte d’une conscience tranquille.

Avez-vous la conscience tranquille ? Si oui, tant mieux pour vous : quels tourments vous sont épargnés ! Tant mieux, sauf s’il ne s’agit en fait que de la torpeur de l’ignorance et de l’erreur. Le pervers, par exemple, se considère lui-même comme innocent. Mieux vaudrait mille fois pour lui prendre conscience de ses crimes et s’en repentir amèrement plutôt que de jouir de cette paix fausse et trompeuse.

Tôt ou tard, faire le mal rend malheureux aussi celui qui le fait. Au point que les bénéfices d’une mauvaise action, si importants puissent-ils sembler sur le moment, paraîtront toujours dérisoire au regard du remord qui saisira forcément le fautif un jour. À l’inverse, tout véritable acte d’amour et de charité remplira, quels qu’en soient le prix et la douleur sur le coup, son auteur de joie et de bonheur au moment de vérité.

C’est pourquoi le bien de la conscience est d’être éclairée sans tarder. Mais les causes d’obscurité sont nombreuses. Il ne manque pas, dans le monde, de forces intéressées à nous égarer pour mieux nous exploiter. Sans compter qu’en nous-mêmes aussi s’exercent des intérêts et des passions qui tendent à étouffer la voix de la conscience pour nous détourner de la voie droite.

Voilà pourquoi Jésus nous promet l’Esprit Saint comme « l’Esprit de vérité » au moment où il appelle ses disciples à rester fidèles à ses commandements. Celui qui aime reste fidèle justement parce que le commandement est d’aimer. Et la vérité est que seul l’amour vaut. Vous le savez, frères, l’amour en vérité nous établit dans une joie infiniment plus grande et plus durable qu’aucune licence du monde.

Par nos propres forces, chers amis, nous ne pouvons pas nous opposer efficacement au mal et à ses puissances de séductions. C’est pourquoi le Christ Jésus a souffert sur la croix pour nous sauver du péché qui est l’aiguillon de la mort. Par le baptême dans sa mort et sa résurrection, nous sommes pardonnés et rendus saints, c’est-à-dire libres d’aimer. Voilà ce que vous désirez, voilà ce que vous demandez en entrant en catéchuménat. Ce temps qui s’ouvre pour vous aujourd’hui est nécessaire pour vous enraciner dans la communauté de salut, de charité et de pardon qui est l’Église.

Ce qui vous a conduit à ce jour, chers amis, ce ne sont pas les promesses dorées du monde, mais l’espérance d’une conscience heureuse, établie par l’Esprit de vérité dans la liberté de vivre l’amour, ici-bas et pour toujours.