Vendredi 15 août 2014 - Assomption de la Vierge Marie

Il est des phénomènes rares et mal expliqués, mais parfaitement attestés

Apocalypse 11,19 et 12,1-6.10 - Psaume 44,11-16 - 1 Corinthiens 15,20-27a - Luc 1,39-56
vendredi 15 août 2014.
 

Il ne sert à rien de les nier, tandis que bien les connaître peut s’avérer fort utile.

La foudre, par exemple, qui nous est abondamment servie cet été. En particulier, sa forme en « boule de feu » qui peut traverser la maison en bousculant tout sur son passage.

Mais, bien sûr, je pense plus encore aujourd’hui à l’Assomption de la Vierge Marie. Événement rare, puisque il n’a pas d’équivalent, sinon évidemment l’Ascension du Seigneur après sa résurrection. Mal expliqué, à l’évidence : la formule du dogme qui parle de « la fin du cours de sa vie terrestre » reste évasive sur le fait que Marie soit bel et bien morte ou non. Notons quand même que le pape Benoît XVI s’est prononcé discrètement mais clairement à ce sujet il y a quelques années : Marie n’a pas échappé à ce sort commun de l’humanité, même si elle a, comme son Fils, été préservée de la corruption.

Événement nié par beaucoup pour différentes raisons. Pourtant, dans la diversité des formulations les attestations en sont innombrables et concordantes : il s’agit bien là de la foi de l’Église, « tenue par tous et toujours ». Prétendre le contraire ne mène à rien tandis qu’accueillir cette joyeuse nouvelle peut s’avérer fort utile.

Vraiment, diront certains, je ne vois pas la nécessité de la Vierge Marie, quand on croit en Jésus Christ, Fils de Dieu et unique Sauveur des hommes. Pourtant, au-delà de l’évidente nécessité de la maternité de Marie pour donner au Christ une véritable humanité, elle peut nous être d’un grand secours dont il serait absurde de vouloir se passer.

Si l’on considère les évangiles, le rôle de Marie auprès de son Fils dans la vie publique est presque inexistant. À part la mention en Jean de la présence de « la mère de Jésus » à Cana au début, et au pied de la croix, à la fin, elle n’est citée que de façon peu flatteuse comme extérieure au cercle rapproché, avec « les frères » du Seigneur.

Mais, d’une part, cette sorte d’absence n’empêche pas de penser qu’elle s’est associée de toute son âme à l’action de son Fils par la prière et, d’autre part, on peut voir l’Assomption comme l’établissement de sa mère par le Seigneur dans la pleine situation de coopération à son œuvre de salut dont le déploiement continue. Nous en reparlerons dimanche.

Mais surtout la figure et la personne de Marie sont indispensables à la perception du mystère de l’Église, sans laquelle celui du Seigneur disparaît. Dieu merci, comme dit Isaac de l’Étoile, tout ce qu’on dit de l’une peut se dire de l’autre. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous pouvons chanter de l’une et de l’autre qu’elle resplendit dans la gloire du ciel auprès de Dieu et qu’elle est maintenant notre mère fidèle, tendre et très secourable sur la terre.