Dimanche 12 novembre 2017 - 32e Dimanche Année A

Un grand mariage se prépare avec de grands moyens

Sagesse 6,12-16 - Psaume 62 - 1 Thessaloniciens 4,13-18 - Matthieu 25,1-13
dimanche 12 novembre 2017.
 

Tant d’éléments comptent, tant de moments sont à prévoir, et tout doit être « au top ». C’est pourquoi un « wedding planner » est engagé, c’est-à-dire un organisateur de mariage, mais en anglais ça fait mieux. Le plus souvent, l’affaire est conduite par la fiancée : c’est son mariage ! Fort bien. Mais, prise dans tous ces soucis, elle pourrait en oublier un détail : le fiancé. L’essentiel n’est-il pas de savoir si elle l’aime et désire vraiment l’épouser ? Alors, son occupation principale ne devrait-elle pas consister à cultiver sa relation avec le promis en vue de toute cette vie qu’elle envisage de passer avec lui ?

C’est tout le drame des jeunes filles insensées de la parabole. Le jour du mariage, l’époux leur dit : « Je ne vous connais pas ! » Il s’agit en effet des noces de l’Agneau qui se célébreront lors de la venue du Christ en gloire, à la fin des temps. L’Épouse, qui n’apparaît pas dans la parabole, c’est l’Église. Mais c’est aussi chaque âme de chrétien appelée à s’unir au Christ au sein du Corps mystique tout entier pour l’éternité. Chacun de nous, frères et sœurs, est responsable de sa vocation baptismale : croire en Jésus et mettre sa parole en pratique. Or, quelqu’un qui dit croire au salut en Jésus Christ sans se soucier de lui est comme une fiancée qui s’occuperait de tout sauf de son fiancé. Sa prétendue foi est froide, donc morte. Seule la foi sauve, mais une foi sans ardeur ne sauve pas, car ce n’est pas la foi.

Ainsi, l’huile qu’il s’agit de prendre en réserve, ce sont les mille façons concrètes d’inscrire le désir du Christ dans notre vie ici-bas : notre prière, notre écoute de la Parole, notre foi agissante par la charité, tous nos actes d’amour de Dieu et du prochain à cause de lui qui a donné sa vie pour nous. Le sommeil des dix jeunes filles signifie la mort naturelle qui touche tout le monde, comme la deuxième lecture le dit explicitement. Par-delà cette vie, nous nous retrouverons tous devant le Christ au dernier Jour. Qui pourrait alors prétendre être bien accueilli par lui s’il ne s’est nullement soucié de lui durant sa vie ? Comment ne serait-il pas exclu d’une fête qu’il n’a ni désirée ni préparée ?

C’est afin que cela n’arrive à personne que Jésus nous dit cette parabole. Maintenant, nous pouvons « partager notre huile » ; à la fin du monde, il sera trop tard. Encourageons-nous donc les uns les autres sur la voie des « bonnes œuvres », c’est-à-dire de la mise en pratique de la Loi d’amour que la tradition juive représentait justement par l’huile qui consacre, adoucit et éclaire. Sachons nous exhorter mutuellement à aimer l’époux, et prenons les moyens de raviver notre flamme pour lui : prière, adoration, étude de l’Écriture, retraite et méditation de la Parole.

En somme, préparons tous ensemble les Noces de l’Agneau par tous les moyens en y mettant chacun du sien, afin qu’aucun de nous ne manque à l’appel au jour béni de la joie éternelle.