Dimanche 17 décembre 2017 - 3e dimanche de l’Avent B - Messe des familles

Vous connaissez tout le monde ici, les enfants ?

Isaïe 61,1-2a.10-11 - Cantique Luc 1,46-50.53-54 - 1 Thessaloniciens 5,16-24 - Jean 1,6-8.19-28
dimanche 17 décembre 2017.
 

Non, évidemment, il y a tant de gens ! Vos familles sont proches de vous, mais au-delà vous voyez plutôt des inconnus. Sinon, y a-t-il quelqu’un au milieu de nous que l’on ne voit pas ? Oui, Jésus, bien sûr ! Au fait, lui, le connaissez-vous ? Oui, disent certains, mais comment, puisqu’on ne le voit pas ? Par les récits de la Bible entendus au catéchisme et par la prière, bravo !

Puisque vous le connaissez, que pouvez-vous dire de lui ? Il est fort ? C’est vrai ! Il est le Fils de Dieu ? Certes ! Mais encore ? Voyez Jean-Baptiste : il ne veut pas parler de lui-même, mais il annonce Jésus. Or, que dit-il de Jésus ? Ce n’est pas dans l’évangile d’aujourd’hui, mais regardez l’image sur la feuille : elle représente Jean ; et qui est à côté de lui ? Un mouton ? Bien. Plus exactement, un agneau. Pourquoi ?

Eh bien parce que ce Jean à l’air si redoutable est celui qui dit de Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu ». Or, quelle est la qualité d’un agneau ? Il est blanc ? Sans doute. Mais encore ? Il est doux, oui ! C’est d’ailleurs pratiquement la seule chose que Jésus dise de lui-même : « Sachez que je suis doux et humble de cœur. » Jésus est le plus fort, et c’est le plus doux !

Nous tous, nous sommes si souvent pleins de violence : les passions, les jalousies, les réactions de vengeance ou d’envie, les colères, les insultes, les médisances et j’en passe nous prennent à la gorge. La violence du monde est extérieure à nous, mais elle est aussi intérieure à chacun, depuis le berceau jusqu’à la tombe. Et, bien sûr, la violence appelle la violence en un cercle vicieux qui devient souvent infernal.

C’est pourquoi Jésus a donné sa vie pour nous en libérer. En somme, il a pris sur lui toute la violence du monde en son sacrifice. « En son corps, il a tué la haine » dit l’Apôtre. Il a absorbé toute la violence pour la réduire à néant par la puissance de son amour invincible. C’est-à-dire qu’aucune souffrance, aucune injustice, aucune trahison, aucune insulte - et Dieu sait qu’il en a supporté ! - n’ont eu raison de son amour pour tous les hommes, y compris ses propres bourreaux et ceux qui l’ont trahi.

Si vous savez cela de Jésus, vous savez l’essentiel. Mais ce n’est pas tout de savoir : encore faut-il expérimenter pour vraiment croire. C’est pourquoi je vous invite à vous tourner vers lui chaque fois que vous sentirez la violence vous saisir. À ce moment, dites : « Jésus, Agneau de Dieu, prends pitié de moi ; libère-moi de la violence qui m’envahit et me dévore ! »

Soyez sûrs que jamais ce cri intérieur ne se perdra dans le désert du monde : il traversera le ciel et le Christ se penchera sur votre cœur pour vous exaucer bien vite. Oui, ce chemin de prière prépare sûrement la venue du Seigneur : vous le recevrez pour de bon dans votre vie. Et vous direz merci pour cela chaque fois à la messe, dans l’Eucharistie de Jésus, Christ, Fils de Dieu, avec ceux que vous connaissez et avec les autres qui sont aussi vos frères et sœurs grâce à Jésus, même si vous ne avez jamais vus.

Alors vous connaîtrez de mieux en mieux celui qui vient sauver tout le monde, il vous rendra libres pour aimer comme lui et vous serez dans sa joie pour toujours.