Dimanche 10 juin 2018 - 10e dimanche de l’année B - Première communion des enfants du catéchisme

Avez-vous de bons espoirs de victoire ?

Genèse 3,9-15 - Psaume 129,1-8 - 2 Corinthiens 4,13 à 5,1 - Marc 3,20-35
dimanche 10 juin 2018.
 

Vous pensez peut-être que je parle d’un certain tournoi qui commence cette semaine et passionne les foules à travers le monde... et qui intéresse peut-être certains d’entre vous ? Quant aux autres, ils ne le disent pas trop par sympathie pour les premiers. D’ailleurs, le pape est pour ! Un événement qui rassemble les peuples pacifiquement dans une ambiance festive, cela lui paraît bien. Il se réjouit de ce que les nations s’affrontent ainsi plutôt qu’en se faisant la guerre, et il a raison, non ? Le pape a souvent raison, il me semble... Cela dit, si l’Argentine gagne, il sera content, tandis que nous le serons si c’est la France ; alors nous crierons : « On a gagné ! », comme en 98. Sinon, nous dirons : « Ils ont perdu », comme d’habitude. Selon le cas, cela restera un souvenir inoubliable ou l’on passera vite à autre chose.

La première communion, c’est pareil. Certains sont passionnés et d’autres pas vraiment, même s’ils se font discrets par égard pour les intéressés. En tout cas, c’est une fête, un rassemblement pacifique animé des meilleures intentions, et le pape est pour. Mais, selon la façon dont vous la vivrez, elle restera un souvenir inoubliable ou bien vous passerez vite à autre chose.

La différence, c’est que le football est un jeu qui relève du loisir et de la santé tandis que la première communion est une question de vie ou de mort. En effet, pour qu’elle soit possible, pour qu’elle soit offerte à ces enfants, il a fallu qu’un homme innocent soit arrêté, battu et cloué sur une croix jusqu’à ce que mort s’ensuive. En plus, ce n’était pas n’importe qui : le propre Fils de Dieu venu dans notre chair ! Vous pensez bien qu’il n’a pas fait cela pour rien. Ce qu’a fait le Christ, c’est la guerre la plus terrible, la plus cruelle et la plus décisive : celle contre le diable. Il a remporté la victoire non en utilisant les armes de l’adversaire, la violence et le mensonge, mais par un amour invincible. Ainsi, « on » a gagné : nous partageons sa victoire, nous qui croyons en lui et qui acceptons l’Alliance avec lui.

La communion, c’est l’Alliance de foi avec le Christ, le Fils de Dieu. Être avec lui ou ne pas être, telle est la question. Recevoir l’hostie et la manger c’est reconnaître que sans lui nous sommes vaincus par Satan, l’accusateur de nos frères. Et accepter de combattre aujourd’hui avec lui en renonçant au mal et en s’engageant à faire le bien par amour, quoi qu’il nous en coûte. C’est sérieux, n’est-ce pas ? Personne n’est obligé de communier. Mais personne ne devrait communier sans y croire, juste pour faire comme les autres. Pensez-y, mes amis ; pensez-y, les enfants : il est encore temps de se décider si ce n’est déjà fait.

C’est le moment de savoir si vous voulez être dedans ou rester planté dehors. Voulez-vous faire partie du cercle de Jésus, sa vraie famille qui écoute la Parole et s’engage à la mettre en pratique ? Et quand vous pensez que le pape va trop loin ou perd la tête, demandez-vous si vous n’êtes pas comme ceux qui se croyaient plus sages que le Seigneur alors qu’ils refusaient le Christ et sa folie de Dieu par amour. En effet, faire la volonté de Dieu, c’est d’abord ouvrir son cœur aux autres, à ses proches comme à ceux qui viennent de loin, aux gentils mais aussi aux méchants. C’est ainsi que vous serez de vrais témoins du seul Juste qui a donné sa vie pour les pécheurs afin de les arracher au pouvoir de l’ennemi et de les établir dans son amour pour toujours. Alors, la première communion sera pour vous, plus qu’un souvenir inoubliable, la première de beaucoup d’autres dont chacune vous fera vivre le commencement d’une joie éternelle.