Dimanche 8 décembre 2002 - 2ème dimanche de l’Avent

Dire que la vie pourrait être si belle !

Isaïe 40,1-5.9-11 - 2Pierre 3,8-14- Marc 1,1-8
dimanche 8 décembre 2002.
 

Dire que la vie pourrait être si belle !

Qu’est-ce que je peux dire comme "sonneries", moi, quelquefois.

Voilà ce que me racontait l’autre jour une jeune femme qui, n’arrivant pas à se stabiliser dans la vie active où elle débutait, retombait dans la dépression et la drogue.

Elle se trouvait donc dans une salle d’attente à l’hôpital. Entre un jeune homme qui déclare à voix haute : "Et dire que la vie pourrait être si belle !" Et, après un temps : "Mais qu’est-ce que je peux dire comme..., moi, quelquefois." Puis il sort.

Il arrive parfois, par un étrange hasard, qu’une voix extérieure vienne faire écho aux voix intérieures qui se disputent notre âme. Elle ne peut s’éteindre, celle qui nous rappelle à l’espérance, même, et surtout, quand nous sommes tout au fond. Alors, aussitôt, s’en élève une autre qui ricane : Mais non, elle ne pourrait pas, tu le sais bien, parce que, toi, tu ne peux pas, tu ne pourras jamais !

D’accord, toi, tu ne peux pas. Mais s’il survenait un plus fort que toi, un autre qui pourrait, lui, et qui pourrait pour toi et en toi ? Jean-Baptiste est la voix qui dit : Oui, justement, il en vient un. Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant (ischurotéros, littéralement : plus fort) que moi. Sa voix retentit maintenant, ici même, c’est l’Évangile.

Se convertir, c’est tourner son cœur vers la bonne voix, celle qui dit que la vie devrait être belle. Et puis donner sa foi à celui qui est plus fort que les ricanements du Mauvais, plus fort que ses tours, ses pièges et ses coups.

Accueillons-le de tout notre cœur en communiant à son corps et à son sang, laissons-nous combler de l’Esprit qu’il peut donner : l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, belle, et éternelle.