Dimanche 9 mars 2003 - Premier dimanche de Carême

J’ai la robe, il ne me reste plus qu’à trouver le mari.

Genèse 9,8-15 - 1 Pierre 3,18-22 - Marc 1,12-15
dimanche 9 mars 2003.
 

J’ai la robe, il ne me reste plus qu’à trouver le mari.

Cette publicité, naguère, jouait avec les nerfs de la jeune fille qui voudrait bien convoler. En fait, bien sûr, ce qu’elle désire est un homme pour s’occuper de lui, et qu’il s’occupe d’elle : tout le contraire, en somme, de rester perpétuellement à se regarder dans la glace.

Et vous voudriez que le carême soit une question d’attitude convenue dont on habille sa vie le temps de pouvoir se dire qu’on a fait ce qu’il fallait ? Et vous pensez que ce vêtement de saison ressemble fort à celui qui se porte, en son temps, dans d’autres religions que la nôtre ?

Vous avez entendu l’évangile selon saint Marc : il ne dit à ce sujet que l’essentiel, qui est justement ce qu’on oublie toujours. Il ne parle même pas de ce jeûne qui nous obsède. Il dit que Jésus est la flèche lancée par le Père avec la force de l’Esprit Saint contre Satan.

Tel est l’aboutissement de l’histoire de l’Alliance accordée par Dieu trois fois saint aux pécheurs que nous sommes depuis le déluge. Si Dieu s’est ainsi compromis avec nous jusqu’à donner son Fils en sacrifice sur la croix, c’était afin de nous libérer du pouvoir de Satan.

Entrer en carême, c’est s’unir à Jésus poussé au désert pour combattre et vaincre toute tentation en notre chair. Occupons-nous de lui en écoutant sa parole et en la mettant en pratique, afin qu’il s’occupe de nous en nous purifiant de nos péchés.

Nous avons l’Époux, laissons-le nous revêtir de sainteté en vue de la fête nuptiale de sa Pâque.