Lundi 15 août 2005 - Assomption de la Vierge Marie

Nous aimons deviner beaucoup plus que savoir.

Apocalypse11,19-12,10 - Psaume 44 - 1 Corinthiens15,20-27 - Luc 1,39-56
lundi 15 août 2005.
 

Nous aimons deviner beaucoup plus que savoir.

L’espoir d’avoir trouvé compose avec l’émotion de l’incertitude persistante un cocktail délicieux. Deviner juste est à la fois une réussite personnelle et comme un cadeau pensé et préparé rien que pour moi. Les enfants comprennent ce que je veux dire.

Est-ce un plaisir égoïste ? Pas si l’on apprend en même temps aux enfants à partager et à vivre le partage comme une beauté et un bonheur de plus.

Ainsi en va-t-il de l’Assomption : personne ne sait tout à fait ce que ça veut dire. Alors, que chacun devine et imagine ce qu’il peut de plus beau, ce qu’il aimerait tellement découvrir qu’il a deviné juste !

Que les petits soient rassurés, si jamais ils furent inquiets, ce n’est pas la peine de tellement chercher à savoir savamment.

Il faut bien que les sages et les savants s’en occupent consciencieusement pour pouvoir dire à ceux qui s’égarent : non, ce n’est pas ça. Ils le feront gentiment, sans dureté qui viendrait gâcher la fête, mais justement pour éviter qu’on la gâche. C’est un rôle de parents qui veillent sur les joies des enfants pour les protéger, et non de gardes-chiourme toujours désireux de jeter un couvercle sombre sur les réjouissances populaires dont ils se méfient.

Que tous le sachent, elle chante maintenant dans le cœur de Dieu que son âme l’exalte et que son esprit exulte en lui, celle qui fut la mère de son Fils. Car elle est tout entière accueillie vivante dans la résurrection de Jésus son enfant qui a sauvé le monde par sa passion et par sa mort.

Elle est chantée aujourd’hui par tous ses enfants de la terre qui poursuivent leur pèlerinage en ce monde jusqu’au jour où leur joie sera parfaite et à jamais sans ombre.

Oui, la meilleure part est à ceux qui fêtent l’Assomption en couleurs, avec chansons et rubans, statues et flonflons. Elle est à ceux qui la célèbrent ensemble pour le bonheur de tous et la joie particulière de chacun. Que cette part bienheureuse ne leur soit pas enlevée.

Car nous aimons ce Dieu qui nous donne à deviner le bonheur à venir dans la contemplation du sourire de la Vierge Marie élevée jusqu’aux cieux.

Texte des lectures : Cliquez ici