Dimanche 16 avril 2000 - Dimanche des Rameaux de la Passion

C’était long, n’est-ce pas ?

Isaïe 50,4-7 - Philippe 2,6-11 - Marc 14,1-15.47
dimanche 16 avril 2000.
 

C’était long, n’est-ce pas ?

Cette année, nous entendons l’Évangile selon saint Marc. Ce livret est réputé pour son style concis et sa brièveté d’ensemble. Or, voilà que la Passion selon saint Marc est pratiquement aussi longue que celle des autres évangélistes, dont l’oeuvre est globalement bien plus copieuse.

Cela signifie d’abord que l’importance relative de la Passion est considérable chez Marc. Ensuite, nous vérifions que, du point de vue de l’histoire de l’écriture des Évangiles, tout procède de la Passion. Enfin, nous comprenons qu’il en est ainsi pour la vie chrétienne, tout simplement.

Au contraire de celui de la Passion, l’Évangile des Rameaux, vous l’avez remarqué, n’est qu’un tout petit passage.

Quelle place a la passion de Jésus dans votre prière ? Si vous ne savez que remercier à l’occasion pour les bonnes fortunes de l’existence, vous réservant de pester contre le sort avec un regard oblique jeté du côté de Dieu lorsque le malheur vous touche, vous n’êtes que des chrétiens des Rameaux. Ceux qui chantent "Hosanna !" dimanche pour proclamer Jésus roi à son entrée dans Jérusalem crieront "À mort !" vendredi. À moins qu’ils ne fassent place à la passion du Christ dans leur vie.

Vous qui êtes venus accueillir Jésus aujourd’hui, ne manquez pas de le suivre aussi dans les offices de toute la semaine qui vient : si vous ne pouvez même pas l’accompagner dans la liturgie parce que vous trouvez cela trop long, comment pourriez-vous le suivre dans la vie ?