Nuit de Pâques 11-12 avril 1998 - La Résurrection du Seigneur

Il est vraiment ressuscité !

samedi 11 avril 1998.
 

Il est vraiment ressuscité !

Au fait, est-ce qu’on en est sûr ?

Y a-t-il des preuves de la résurrection de Jésus ?

Il y a une preuve, et des milliards de preuves.

La preuve unique de la résurrection de Jésus, c’est l’Ecriture.

Toute entière, dans sa cohérence miraculeuse, elle rend témoignage au Fils de Dieu venu dans notre chair, mort pour le pardon de nos péchés, ressuscité pour notre sanctification.

Et les milliards de preuves, c’est vous.

Chaque chrétien, s’il l’est vraiment, est une preuve vivante de la résurrection de Jésus.

En effet, vous avez entendu l’Apôtre le dire : "Vous qui êtes morts avec le Christ, vous êtes ressuscités avec lui."

Puisque vous êtes ressuscités, c’est que le Christ est ressuscité. Voilà une preuve certaine ; chacun de nous est cette preuve, par sa vie même.

Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ?

Concrètement, nous sommes les vrais bons vivants.

Le bon vivant, en principe, sait goûter la vie. Mais la vie, hélas, se dégrade et se perd. C’est pourquoi les hommes sont pris entre la tentation du dépit et celle de l’acharnement.

De dépit que la vie, qui est bonne, soit périssable et pervertie, les hommes se réfugient dans toutes sortes de faux mondes : illusions, drogues, rêves, abstractions, idéologies, pseudo philosophies.

Ou bien, résolus à lui faire rendre son goût, il s’acharnent sur la vie dans un hédonisme dont le caractère désespéré s’accuse tragiquement à mesure que les années font leur oeuvre hideuse sur les corps épuisés et toujours affamés.

Mais dans l’espérance du Christ, la vie se goûte pleinement comme elle le mérite.

Chaque chose est prise avec considération, chaque don est goûté avec respect, dans l’action de grâce de ceux qui reçoivent tout bien de la main du Père, et la sérénité de qui se sait appelé par lui à la vie éternelle.

Le secret d’un tel bien vivre est bien connu : c’est le renoncement à sa vie même.

Parce que nous avons renoncé à tout, nous recevons comme une vraie grâce ce qui nous est donné pourtant ; et nous trouvons tout d’autant plus délicieux.

Parce que tout nous est promis, nous saluons avec amitié les bonheurs qui nous sont refusés, sûrs qu’ils sont les signes pour nous de la félicité qui nous attend.

Ainsi éclate en nous la Pâque du Christ, sa mort au monde perdu et sa résurrection qui le sauve.