Dimanche 13 avril 2008 - Quatrième dimanche de Pâques - Baptême de collégiens et d’enfants du catéchisme et première communion

La vie est chère ? La vie est dure ?

Actes 2,14a.36-41 - Psaume 22,1-6 - 1 Pierre 2,20b-25 - Jean 10,1-10
dimanche 13 avril 2008.
 

La vie est chère ? La vie est dure ? Pour qui ? Où ? À quel point ? À cause de qui ? Mais surtout : que peut-on faire pour l’adoucir et l’améliorer ?

Vaut-il mieux pousser chacun à tenter de s’en tirer mieux que le voisin ou forcer ceux qui ont plus à partager avec ceux qui ont moins ? L’idéal serait que tout cela se fasse naturellement : que chacun cherche à réussir au maximum pour mieux partager avec le voisin. Je rêve ? Pas tout à fait. Nous en avons quand même une certaine expérience : quand on s’aime vraiment, à deux ou en famille, c’est bien ce qui se passe et tout le monde en est très heureux. Seulement, c’est trop rare. C’est comme un avant-goût d’un monde où tout serait différent, où la vie serait douce et abondante. Mais ce monde existe-t-il, n’est-ce pas une utopie ?

Pourquoi êtes-vous ici ? Qu’est-ce que vous venez chercher ? Un supplément de quelque chose, un avantage sur les autres ? Ou bien vraiment le franchissement de la porte d’un monde différent, un monde d’amour, de partage et de bonheur ?

Le baptême, c’est la porte. Mais il ne suffit pas de l’ouvrir et de rester dehors. Recevoir le baptême et ne pas venir tous les dimanches à la messe, c’est se faire ouvrir la porte et refuser d’entrer. C’est absurde. Ou encore, faire sa première communion et ne pas revenir communier tous les dimanches pour vivre l’évangile tous les jours, c’est goûter au Christ et se conduire comme si l’on en était dégoûté. C’est désolant.

La porte, c’est Jésus. Le baptême est dans sa mort et sa résurrection. Le recevoir, c’est s’engager à une vie où l’on acceptera de mourir au péché, de mourir à soi-même, pour vivre de la vie nouvelle du Christ. Il est le Bon Berger qui nourrit ses brebis avec son propre corps et son propre sang. Le recevoir, c’est s’engager à une vie de communion où l’on renoncera volontiers à ses avantages pour l’amour des autres. Poussé intérieurement par l’Esprit Saint, chacun cherche à réussir au maximum pour mieux partager avec le voisin. Là où la nature est triste de ne pouvoir accomplir ce qu’elle désire, l’amour surnaturel de Dieu nous fait réussir une vie vraiment humaine.

Voilà votre vocation, mes enfants, l’appel qui vous est fait : est-ce pour de bon que vous voulez répondre « Oui » ? Alors vous suivrez le Christ comme votre Pasteur, votre guide et votre modèle, votre ami et votre Seigneur.

Si vous le faites, il accomplira pour vous sa promesse de donner aux hommes la vie et l’abondance : il vous donnera le courage d’affronter les misères et les duretés de la vie car il sera toujours avec vous ; il sera pour vous la force et la douceur, il sera le trésor de votre vie.