Dimanche 1er juin 2008 - Neuvième dimanche A - Première communion des enfants du catéchisme

Une femme très belle avait deux prétendants, l’un était fort riche et l’autre très intelligent

Deutéronome 11,18.26-28 - Psaume 30,3-4.17.20.24-25 - Romains 3,21-25a.28 - Matthieu 7,21-27
dimanche 1er juin 2008.
 

Une femme très belle avait deux prétendants, l’un était fort riche et l’autre très intelligent. Le brillant penseur pensait l’éblouir par ses idées et sa façon de tout comprendre et pouvoir tout expliquer. Le fortuné de son côté, se disant que c’est bien joli mais ça ne nourrit pas, se flattait de disposer des meilleurs appâts. Un troisième pourtant souffla la belle aux deux amants : il l’aimait, tout simplement.

Dans les préparations aux sacrements - au mariage, au baptême ou à la communion -, la discussion porte souvent sur ce qui vaut le mieux : aller à la messe ou faire de bonnes actions. Le pauvre curé alors a beau protester que les deux sont nécessaires et liés, on ne l’écoute guère. Or, pour comble, l’évangile d’aujourd’hui nous dit que même ensemble les deux ne sont pas suffisants.

Dire « Seigneur, Seigneur ! » à Jésus est très bien : c’est la profession de foi exprimée dans la prière. Prophétiser, chasser les démons et faire des miracles au nom de Jésus est excellent : c’est accomplir apparemment les oeuvres de Dieu en faveur des hommes. Alors comment ceux qui réalisent l’un et l’autre pourraient-ils se voir rejetés par le Christ au jour du jugement : « Je ne vous ai jamais connus, écartez-vous de moi vous qui faites le mal ! » ?

Simplement parce qu’il est possible de réaliser tout cela par orgueil et dans l’égoïsme le plus strict, sans que le cœur soit touché et purifié par l’amour qui seul est saint. Dans ce cas, même les meilleures actions font mal, nous le savons bien.

Ce que Dieu veut, c’est libérer nos cœurs de ce qui les empêche d’aimer. La prière est nécessaire : sans elle nous ne pouvons rien faire, par elle nous avons accès au trésor de l’Esprit Saint donné à ceux qui croient au Fils de Dieu venu dans notre chair. De même, sans de grands efforts pour répondre généreusement à l’appel de Dieu qui nous confie des missions nous ne pouvons progresser dans l’accomplissement de sa volonté. Mais si culte et bonnes actions ne réalisent pas pour nous et autour de nous la purification du cœur, la victoire de l’amour sur le péché, c’est que tout est faux ; et tout s’écroulera comme château de sable au premier orage.

La volonté de Dieu est que nous devenions saints, car il est saint. Or, nous sommes pécheurs, nous sommes toujours tentés par le mal. Il faut absolument nous laisser sanctifier par Dieu lui-même. Pour cela nous devons être décidés à nous laisser briser le cœur par le Christ : lui nous sanctifiera si nous l’accueillons et le connaissons dans l’amour.

Les enfants, communier, c’est reconnaître que Dieu nous a aimés jusqu’à nous donner son Fils, et nous engager à l’accueillir jusqu’au fond de notre cœur pour pouvoir l’aimer et nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés.