Dimanche 5 avril 2009 - Dimanche des Rameaux et de la Passion

L’âne n’était pas prévu au programme

Les Rameaux : (Marc 11,1-10 ou) Jean 12,12-16 - La Passion : Isaïe 50,4-7 - Psaume 21,8-9.17-20.22-24 - Philippiens 2,6-11 - Marc 14,1 à 15,47
dimanche 5 avril 2009.
 

Après l’évangile des Rameaux

L’âne n’était pas prévu au programme.

Du moins dans l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre, à la différence de saint Marc et des autres synoptiques qui montrent Jésus envoyant ses disciples chercher un âne et une ânesse. Ici, Jésus “trouve” l’âne sur le moment, ce n’était pas préparé. Autre différence : en Jean, la foule agite des palmes et non des rameaux quelconques. Pourquoi ?

Parce que l’évangéliste nous apprend que le Seigneur a dû corriger la façon dont il était accueilli. Les palmes symbolisaient l’attente d’un Messie guerrier qui restaurerait la royauté en Israël, comme à l’époque des Maccabées, tandis que le petit âne rappelle la prophétie d’un roi humble et pacifique, véritable serviteur de Dieu pour le bonheur de son peuple. C’est un tel roi que nous acclamons aujourd’hui.

Après la lecture de la Passion

Et la résurrection ? Parfois l’on s’étonne que la lecture de la passion puisse se terminer sur la mort et la mise au tombeau, sans que soit mentionnée la suite heureuse et glorieuse. Mais, en fait, elle est évoquée. Surtout en saint Marc que nous entendons cette année.

De Joseph d’Arimathie, il nous est dit « qu’il attendait lui aussi le Royaume de Dieu » ; or, il demande et obtient le corps de Jésus mort. Mes amis, puisque le corps de Jésus mort est le Royaume de Dieu, sûrement il ressuscitera, car il possède la vie éternelle.

S’il avait cette attente « lui aussi », c’est que d’autres avaient la même, avant lui. De qui s’agit-il, sinon de « ces femmes qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée » ? Saint Marc ajoute : « et beaucoup d’autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem » pour montrer que la liste n’est pas close, que nous pouvons encore nous joindre à ce groupe qui représente toutes les âmes fidèles de tous les temps.

En effet, suivre et servir Jésus, mes amis, c’est se lier à lui de façon impérissable. Monter avec lui jusqu’au lieu de sa passion et de sa mise au tombeau, c’est entrer dans sa Vie sur laquelle la mort est sans pouvoir.

Pensons-y dès maintenant, en ces jours saints : il nous appelle à le suivre et à le servir dans les plus déshérités de ses frères humains. Acceptons cette demande comme une invitation à la résurrection avec lui !