Dimanche 22 juin 2002 - Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ - Première communion d’enfants du catéchisme

On ira, où tu voudras quand tu voudras...

Exode 24,3-8 - Hébreux 9,11-15 - Marc 14,12-16.22-26
星期日 2003年6月22日.
 

On ira, où tu voudras quand tu voudras...

La chanson en fait un programme d’amour. Mais c’est aussi le programme d’une grande amitié. Vous qui allez communier pour la première fois, vous êtes en âge de connaître le bonheur d’avoir un grand ami, une grande amie, à qui l’on fait totalement confiance. À la seule idée d’être ensemble, notre coeur bondit de joie, et ce bonheur peut durer toute la vie.

Toute la vie, sera pareille à ce matin...

Ce matin-là, les disciples demandent à Jésus : Où veux-tu que nous allions ? Et il les envoie préparer sa Pâque, selon un programme étrange. Il faut suivre un homme portant une cruche, que normalement seule une femme portait, entrer où il entrera et y trouver un maître de maison apparemment très au courant puisqu’il a lui-même tout disposé en haut. Ce programme est la parabole du mystère pascal, c’est-à-dire d’abord du chemin de Jésus.

Il suit Jean, l’homme du baptême dans l’eau et dans l’humilité, il entre par la porte étroite de la Croix et, selon ce qu’a disposé le Maître du monde, son Père tout-puissant, il est ressuscité et élevé à la place préparée pour lui depuis le commencement du monde, celle-là même qu’il occupait de toute éternité.

Ce mystère est le vôtre. Vous avez été baptisés dans la mort du Seigneur afin de vivre comme lui. Cela vous impose de porter votre croix dans la conversion et le renoncement à vous-mêmes. Mais c’est afin de vivre en communion avec lui dès maintenant, en vue du Jour où vous partagerez sa gloire dans les cieux.

Communier, c’est vous engager à prendre et à suivre ce chemin jusqu’au bout. Bien sûr, cette perspective a de quoi nous faire peur. Sinon, pourquoi donc serions-nous si tentés d’y échapper, alors qu’elle est évidemment le don d’un amour qui surpasse tout au monde, d’une amitié plus précieuse qu’aucun trésor des hommes, du bonheur qui ne finira jamais ?

Mais n’ayez pas peur, communiez. Car lui-même vous dit : Là où tu iras, j’irai. Je serai avec toi sur tous tes chemins, avec moi tu passeras les obstacles et les épreuves, et tu éprouveras la puissance de Dieu à l’oeuvre dans ta vie. Et si lui-même est présent en vous comme le grand ami, le compagnon fidèle et sûr, vous serez vous-mêmes sa présence dans le monde : vous serez le chemin que prendra le Christ pour rejoindre tous ceux que vous rencontrerez.

Communier, c’est accepter de vivre chaque jour dans la foi et la prière, portant la parole de Dieu en son corps comme un appel à la conversion pour soi-même et pour les autres, comme un trésor de vie personnelle et une promesse de salut pour le monde. C’est devenir soi-même un chemin de l’évangélisation. Que nul ne communie sans s’offrir lui-même à cette responsabilité pour la vie.

C’est la volonté de Dieu qu’en recevant le corps et le sang de son Fils maintenant vous soyez unis à lui par la puissance de l’Esprit Saint pour l’éternité.