Dimanche 2 décembre 2012 - 1er dimanche de l’Avent, Année C - Entrée en catéchuménat de dix adultes

Qu’est-ce que vous faites en attendant ? (Luc 21,25-28.34-36)

Jérémie 33,14-16 - Psaume 24,4-5.8-10.14 - 1 Thessaloniciens 3,12 à 4,2 - Luc 21,25-28.34-36
dimanche 2 décembre 2012.
 

Autre chose, forcément, pour passer le temps : en attendant que ça sèche, ou que ça commence, ou que ça s’arrête.

Alors, vous, chers amis catéchumènes, qu’allez-vous faire en attendant d’être baptisés ? Eh bien, vous irez à la messe ! La messe des catéchumènes, du moins, c’est-à-dire jusqu’à la prière universelle. Vous vous appliquerez à écouter l’Évangile et vous vous efforcerez de le mettre en pratique chaque jour dans votre vie. Autrement dit, vous ferez déjà ce que vous attendez de pouvoir faire : vous ferez la même chose en attendant, et non pas autre chose que ce que vous attendez. En goûtant le commencement des dons, vous ferez grandir en vous le désir de leur plénitude à venir.

Mes amis, c’est exactement le sens de ce temps de l’Avent qui s’ouvre aujourd’hui. Nous faisons mémoire de la venue du Seigneur il y a deux mille dix huit ans, et nous l’attendons car il viendra à la fin des temps. Comment ? En accueillant sa venue maintenant. C’est-à-dire en vivant déjà ce qui sera notre vie éternellement. Donc en faisant, en attendant, cela même que nous attendons. C’est simple : les hommes qui n’ont pas d’espérance vivent en attendant la mort. Ils font autre chose que ce qui les attend. Mais, nous, nous vivons déjà ce qui sera notre vie : nous vivons en attendant la Vie.

Vous avez entendu la parole au livre du prophète Jérémie : « Voici venir des jours où j’accomplirai la promesse de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer chez David un germe de justice ». Or, cette parole s’accomplit à Noël, lorsque Jésus naît à Bethléem de la Vierge Marie, fils de David selon la loi d’Israël par Joseph son époux. Il est lui-même, en sa résurrection, le monde nouveau qui a commencé à grandir en la personne de ses disciples qui s’aiment « d’un amour toujours plus intense et débordant », comme celui de saint Paul pour les Thessaloniciens, vous l’avez entendu.

Cet amour est ce qui ne passera pas quand l’univers actuel sera détruit à la fin du monde. Pensez-y, mes amis, pensez-y chaque jour : qu’est-ce qui est le plus important de ce que vous faites ? Ce qui relève d’une réalité vouée à la disparition, ou l’amour qui, à travers la réalité de ce monde, échappera à sa destruction ? Le martyr que l’on tue n’échappe pas à la destruction de son corps qui, de toute façon, se serait produite, mais son témoignage de foi pour l’amour du Christ est accueilli aussitôt dans l’éternité de Dieu. C’est ainsi qu’il est « jugé digne d’échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l’homme ».

La foi en Jésus est le germe de la résurrection finale dans la lumière du Seigneur ressuscité : elle se déploie dans l’espérance de sa venue et fructifie en l’amour qui est déjà le Royaume à venir. Ainsi, grandir dans la foi et le demander avec ardeur dans la prière est tout ce que nous avons à faire en attendant la venue du Sauveur en qui nous croyons.