Samedi 2 novembre 2013 - Commémoration de tous les fidèles défunts

Avez-vous peur des revenants ?

Daniel 12,1-3 - Psaume 23,1-6 - 2 Timothée 2,8-13 - Jean 12,24-28
samedi 2 novembre 2013.
 

Ou peut-être les désirez-vous ? Que les morts reviennent nous hanter, c’est un fait. Maintenant, que ce soit un pur phénomène psychologique ou qu’il s’agisse d’une réelle manifestation des disparus eux-mêmes, cela reste un débat.

En tout cas, donc, ils ont une grande importance dans notre vie. À proportion, en général, de celle qu’ils ont eue pour nous avant leur mort. Souvent, aussi, leur présence paradoxale est d’autant plus forte que leur absence réelle nous est insupportable. Nous sommes alors tentés de chercher des moyens et des médiums pour communiquer avec eux. Il ne manque pas de sites ou d’officines pour offrir leurs services en la matière, rémunérés bien sûr.

Ce que propose l’Église est bien mieux. Car elle connaît le seul homme de l’histoire qui soit vraiment revenu d’entre les morts. Il était mort, mais il est vivant et désormais la mort n’a plus aucun pouvoir sur lui. Non seulement il est revenu, mais il vient : il n’est pas un revenant, mais « Celui qui vient ». Et cela nous intéresse directement aujourd’hui.

En effet, nous attendons sa venue dans la gloire « avec tous les saints ». C’est-à-dire qu’il sera accompagné de tous ceux qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection. Donc en particulier de nos chers défunts, en tout cas nous l’espérons de tout notre cœur. Non en raison de leurs mérites, mais par la grâce du sacrifice du Christ qui a donné sa vie pour le pardon des pécheurs.

C’est le sens de la parabole du grain de blé tombé en terre. Mort une fois pour toute, le Seigneur Jésus est ressuscité pour devenir le premier né d’une multitude de frères. Tous les hommes sont appelés à devenir comme les grains de l’épi qui pousse lorsque l’Église grandit. À la moisson, c’est-à-dire lorsque le Christ viendra à la fin du monde, notre Père qui est aux cieux recueillera en lui tous ceux qui auront espéré avec amour sa venue dans la gloire.

Dans ces conditions, mes amis, nos morts ne sont plus derrière nous, mais devant. Nous ne devons plus soupirer pour les faire revenir, mais nous efforcer de mener une existence qui leur fera honneur parce que nous allons vers eux. Oublions nos peurs, entrons plutôt dans l’espérance des prophètes. Soyons comme ces sages dont parle le livre de Daniel, qui « brilleront comme la splendeur du firmament et resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles. » Quand nous voudrions revoir nos défunts, souvenons-nous de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts et prions ardemment avec toute l’Église : « Marana Tha ! Viens, Seigneur Jésus ! » Tournons tout notre désir vers la Venue de celui qui est revenu de la mort pour nous donner la vie qui n’aura pas de fin.