PNEUMATOTHÉRAPIE - Éditorial du dimanche 4 juin 2017 (Pentecôte)

dimanche 4 juin 2017.

Il semble que les hommes ne se soient jamais tant soignés qu’en notre temps. L’offre suivant la demande et la précédant parfois, chaque jour voir fleurir de nouvelles propositions de « thérapies » fondées sur un principe plus ou moins original, végétal ou minéral, mental ou dialogal, forcément naturel et idéal.

La mode étant aussi au « vintage » et à la redécouverte d’anciennes valeurs encore améliorées par l’âge ou la distance, osons, en ce jour de Pentecôte, rappeler qu’il y a 2000 ans fut inaugurée une forme merveilleuse de thérapie : l’Esprit de Dieu. Certes, la troisième personne de la Trinité sainte est bien plus que cela, lui qui est Seigneur et qui donne la vie. Pourtant, c’est bien selon les effets infiniment soignants de sa réception que le Christ le présente aujourd’hui à ses Apôtres dans l’Évangile en leur disant : « Recevez l’Esprit Saint ».

En effet, la seule précision qu’il donne est : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Pourquoi cette importance primordiale donnée au pardon ? Benoît XVI nous l’explique dans « L’enfance de Jésus » : il s’agit de conférer le salut, c’est-à-dire de rétablir l’heureuse entente entre les hommes et l’harmonie dans l’Univers, car l’Ennemi les avait rompues. Or, le pardon de Dieu restaure la relation des hommes avec lui, et tout le reste qui en découle plus ou moins directement.

La panacée, la seule, c’est l’Esprit Saint. Demandons avec ardeur et confiance le « Défenseur » qui non seulement nous garde du Mal, mais encore soigne toute maladie du corps et de l’esprit, dans notre pauvre humanité et pour toute la Création.


Forum