OFFRONS-LUI NOS CADEAUX LES PLUS BEAUX

dimanche 8 janvier 2006.

Éditorial du dimanche 8 janvier 2006

Vous a-t-elle plu, cette année, la fête des cadeaux ? En avez-vous assez donné et reçu à l’occasion de Noël, depuis la Saint-Nicolas jusqu’aux étrennes ? Poussez-vous plutôt un soupir de soulagement à l’idée que cette période est passée, du moins jusqu’à la fin de la nouvelle année ? Sachez pourtant que le meilleur et le plus fort moment de cette grande manifestation, c’est aujourd’hui.

Dans sa sainte liturgie, l’Église nous réserve pour l’Épiphanie le récit merveilleux de la visite des mages. On ne l’entend pas avant, mais quand ce fameux dimanche est venu, que l’année soit A, B ou C comme on dit maintenant, petits et grands le retrouvent avec ravissement. Les revoilà, les beaux rois, arrivés à la crèche avec leurs mystérieux coffrets qui font briller les yeux.

Allons-y de bon coeur, donnons nous aussi au nouveau-né bien-aimé ce que nous avons de plus précieux, et d’abord de l’or. Nous n’en avons pas ? Mais si, bien sûr : celui de notre foi qui vaut plus que tout au monde. Offrons-lui de croire qu’il est le roi Messie promis par l’amour de Dieu à son peuple pour le conduire au bonheur parfait dans la justice et la liberté qui viennent de lui.

Offrons-lui l’encens de nos prières : n’est-il pas le Verbe éternel, né du Père avant le temps et tourné vers lui aux siècles des siècles, lui qui nous donne de pouvoir devenir enfants de Dieu ? Tombons à genoux, éperdus d’adoration. Devant lui trouvons les vrais accents de l’imploration humaine, cet appel qui perce le ciel jusqu’au cœur de Dieu car il est le cri d’un pauvre qui espère en lui.

Offrons enfin la myrrhe du sacrifice, celui de notre vie que nous avons reçue de lui nouvelle et éternelle lorsqu’il étendit les bras sur la croix. Que, dans cette action de grâce, se manifeste l’amour, le mouvement merveilleux de notre âme vers Dieu et vers tout homme venant en ce monde, la charité qui ne passera jamais. Car telle est l’Épiphanie qui plaît à Dieu en son éternel présent de grâce.

Marc Lambret, curé


Forum