Éditorial du dimanche 20 avril 2003

mercredi 23 avril 2003.

LA MERE DE TOUTES LES ESPERANCES

Qui que vous soyez en notre monde, frère humain d’hier ou d’aujourd’hui, sachez-le : les mots pressés qui vous furent arrachés par la peur ou la douleur, qui forcèrent la barrière de vos dents pour déchirer le ciel, votre espérance nue quand vous étiez le pauvre qui appelle, a sa source au secret du tombeau d’où le Seigneur a surgi.

Le battement de votre cœur au souvenir du passé qui ne sera plus, imperceptible au dehors et perçant en vous-même comme un coup de lance furtif, saudade, nostalgie de la vie toute simple et de sa sainteté ordinaire qui brille à la mémoire plus claire qu’elle ne fut à l’instant, c’est l’espérance de la résurrection qui frappe à la porte de votre âme.

La mère Église, la bonne Mère, sait accueillir, soigner et nourrir toute espérance des hommes en qui elle reconnaît le fruit de ses entrailles, cette petite fille qui fait, dit Péguy, que Dieu s’étonne. Notre Dame de Clignancourt ou de Fatima, bonne Mère aux noms divers, priez pour ceux qui vont à vous parce que le Père les attire à son Fils.

Lui qui naquit de vous, chair de votre chair, est rené du tombeau : comme sa naissance à venir vous valut d’être conçue sans péché, sa renaissance de la Terre où il était tombé promet à cette matrice de toute humanité un sort inouï, au-delà de l’imagination, fruit de sa grâce et de sa bénédiction.

Marc Lambret, curé


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