Une malade en cancérologie dit à la visiteuse : « Moi, je ne crois plus ». Pourtant, elle avait été longtemps pratiquante, « mais, ajoute-t-elle, j’ai deux fils que j’aime énormément : comment croire en un Dieu qui a laissé son Fils souffrir autant ? »
Peut-être ne lui avait-on pas bien annoncé la Parole. En tout cas elle avait mal écouté : « Le Père aime le Fils, et il a tout remis entre ses mains » (Jn 3,35) et « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils (...)
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Écoutez bien et vous mangerez bon
2 août, par Marc LambretMon trésor
26 juillet, par Marc LambretParmi les mots doux dont les parents aiment parer leurs enfants, "mon trésor" est des plus significatifs. Ma nièce Marie raconte que, voyant son petit Armand de dix-huit mois (il a 16 ans maintenant) dévaler en riant la pente à la sortie de l’église jusqu’à la rue a pensé en un éclair : « À partir de maintenant ma vie est fichue ». La voiture l’a vu et s’est arrêtée à temps, mais la maman frémit toujours en y repensant.
L’évangile parle d’un trésor dans (...)Commencer par éliminer les mauvais, c’est bien, mais à la fin seulement
19 juillet, par Marc LambretC’est en somme ce que dit le maître à ses serviteurs qui lui proposent d’enlever l’ivraie : non, non, nous verrons cela au temps de la moisson. Pourtant, l’idée était bonne : si l’on élimine la mauvaise herbe, le blé n’en poussera que mieux, n’est-ce pas ?
D’ailleurs, une fois que le bon grain est mûr, pourquoi s’occuper d’abord de l’ivraie plutôt que d’aller droit au but de la récolte ? Décidément, ce maître a de (...)Une course à étapes qui n’est pas le Tour de France
12 juillet, par Marc Lambret« Le Tour », bien sûr, en est une ; mais peut-être aussi notre évangile. Pourquoi annoncer des rendements dans un ordre décroissant, « cent, ou soixante, ou trente pour un » ? L’inverse serait plus entraînant, non ? Sauf si ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un après l’autre venant s’y ajouter : cent, plus soixante, plus trente ; total : cent-quatre-vingt-dix !
De même pour les quatre terres : et si elles n’étaient pas quatre options (...)« Le laboureur et le grand seigneur » : vous connaissez la fable ?
5 juillet, par Marc LambretBon, je transpose. D’un côté, un laborieux se casse le dos pour gagner chichement son pain quotidien. De l’autre, un multimilliardaire fait avancer ses affaires tambour battant, et tant pis pour ceux qui ne suivent pas. Au milieu, Jésus. Où est l’injustice ?
Évidemment, vous l’avez deviné, c’est que le laborieux est très avantagée. Quand il voit la flagellation du Christ, il la ressent dans sa chair : les violences et les humiliations sont le lot de ses jours. (...)Que sommes-nous pour les autres ? ou Plus grand-chose quand on n’est plus rien
28 juin, par Marc Lambret« Vous savez, mon Père, on n’est plus grand-chose quand on n’est plus rien ». C’était la réponse d’un évêque déchargé de ses responsabilités au prêtre qui lui demandait aimablement de ses nouvelles. La formule est plaisante, mais la réalité un peu triste. Un évêque est tout pour les autres dans son diocèse : évangélisateur, père, souverain, grand prêtre, docteur, législateur et juge de tous. Aux yeux des fidèles, il est le lieutenant de Jésus Christ, sa présence (...)
Pourquoi deux moineaux dans notre évangile ? Parce qu’il y a une deuxième mort, mais aussi une deuxième chance
21 juin, par Marc Lambret“Pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille”, avons-nous entendu au sujet des moineaux. En fait, la traduction liturgique ajoute “le veuille” alors que le texte grec dit simplement “sans votre Père”. La question est : Dieu peut-il vouloir la mort des êtres vivants ? Ou bien, au contraire, il accompagne jusqu’au bout de son amour la vie qu’il leur a donnée ?
Il ne s’agit pas seulement de la vie qui prend fin à la (...)Tout le monde doit changer d’avis
14 juin, par Marc LambretJ’y vais un peu fort, peut-être ? Vous auriez mieux compris « tout le monde peut changer d’avis » ?
Alors, même Jésus ? Il semble que oui. Nous l’avons entendu dans l’évangile envoyer les Apôtres seulement « aux brebis perdues de la maison d’Israël », à l’exclusion des païens et même des Samaritains. Mais en Jean, dès le chapitre 4, il va voir la Samaritaine et les Samaritains ; quant aux synoptiques, ils nous le montrent en conversation avec la (...)Il faut bien s’occuper entre les repas
7 juin, par Marc LambretMon interlocuteur, un prêtre en poste à Rome, laissait percer sous la boutade une ironie désabusée sur l’utilité réelle des affaires qu’il brassait. De fait, il y a des gens qui profitent d’une sinécure pour se laisser vivre, quand tant d’autres de par le monde travaillent dur pour gagner chichement leur vie. Pourtant, même pauvres, s‘ils nourrissent ainsi une famille qui les entoure d’affection, heureux sont-ils.
Tandis que les oisifs égoïstes ont beau (...)Qui préfères-tu : ton père ou ton frère ?
31 mai, par Marc LambretEn ces temps troublés de familles décomposées, la question peut se poser à un adolescent obligé de choisir son foyer. Or, il semble que certains chrétiens hésitent de façon semblable dans leur attachement à Dieu. Préfèrent-ils Jésus ou celui qui l’a envoyé : le Fils ou le Père ? D’autres se préoccupent de privilégier l’Esprit Saint pour compenser la négligence générale à son sujet.
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